Autour de La Biodiversité gazouille !

9 04 2011

Lecture Poétique, dynamique et gaie,
avec
des chansons à dire et de saynètes de théâtre.
(article suite à la lecture réalisée à l’annexe de la Bibliothèque départementale à Sarre-Union,
le vendredi 11 juin 2010,dans le cadre du Festival des Granges)

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Déclaration d’amour à la planète

Depuis que l’hypothèse d’un changement climatique a été admise, les initiatives ne manquent pas pour militer en faveur du respect de la planète, de ses paysages et habitants. Le Festival des paysages était entièrement consacré à cette cause cette année.
Une lectur
e poétique, intitulée La Biodiversité gazouille, a eu lieu vendredi soir dans le jardin de la bibliothèque municipale de Sarre-Union.
Bien plus qu’une lecture, c’est un véritable spectacle qu’a offert la compagnie Les Yeux comme des hublots. Les rires soutenus et applaudissements nourris d’une trentaine de spectateurs, sans oublier les commentaires enthousiastes qui ont suivi la représentation, donnent à penser que le spectacle a plu ; mais aussi, et surtout, que le message est passé. Décryptage de la recette : un savant mélange de théâtre, musique et chant relevé par une touche d’humour très efficace. Quant au fond, la reprise des textes de plus de quinze chansons : de La Mer (Charles Trénet) à L’Hymne de nos campagnes (Tryo) en passant par T’as beau pas être beau (Louis Chedid).

La beauté de la nature et de la vie
La compilation de ces textes délivre un message très efficace
sur la beauté de la nature et de la vie, ainsi que la nécessité de préserver notre environnement.
Des textes appuyés par trois saynètes : L’Enfumée, de Maxime Lombard, histoire très drôle de la vie de l’abeille Maria, désireuse de faire correctement son travail, mais handicapée car mutante ; Réflexions d’un hanneton et d’une libellule sur la liberté d’aimer, de Jean-Marie Rouart, qui délivre un message de tolérance à propos de l’amour impossible ; Casting, de Florian Zeller, à propos d’un éléphant qui décide de participer à un casting réservé aux insectes parce qu’il se sent moustique au plus profond de lui-même.

Le résultat ? Intéressant. L’approche tout public des comédiens a permis aux grands comme aux plus petits de beaucoup apprécier le spectacle, structuré autour de différents niveaux de compréhension.

Deux acteurs talentueux
Un véritable tour de force, qui tient essentiellement au formidable talent des deux acteurs. Stéphan Burel et Claudia Pellarin-Raveau expliquent avoir créé ce spectacle il y a plus d’un an, « parce que le message qu’il délivre nous tient vraiment à coeur. Pour ce soir, nous avons ajouté des saynètes pour nous adapter à l’espace et au public. Le jardin de la bibliothèque se prête d’ailleurs parfaitement au message que nous voulons véhiculer. Au départ, il ne s’agit que d’une lecture, mais nous avons beaucoup travaillé la mise en scène pour en faire quelque chose de vivant. Nous espérons contribuer ainsi, à notre échelle, à la sauvegarde de notre planète ». Qu’on se rassure et que le Festival des paysages se félicite : la mission est accomplie.

M.K. © Dernières Nouvelles D’alsace, Mardi 15 Juin 2010

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Parfum de Biodiversité : La terre, les poètes et nous

A la médiathèque l’autre soir, la compagnie « les yeux comme des hublots » invitait à un intermède poétique sur un thème vieux comme le monde et plus que jamais d’actualité : la planète et nous.

Dans la toute nouvelle médiathèque, la salle de la Décapole semble faite pour ce genre de représentation : pas trop grande, ni trop haute sous plafond, sobre et claire, elle distille une atmosphère intimiste grâce à une insonorisation parfaite. Juste ce qu’il fallait pour le spectacle préparé vendredi soir par Claudia Pellarin et Stephan Burel. L’équipe d’animation de la médiathèque avait installé les sièges en arc de cercle, beaucoup plus que n’en ont finalement occupés les spectateurs, petits et grands. Dommage, car les deux comédiens ont su emmener leur public dans une promenade à la fois réaliste et poétique, légère et profonde, sur le rapport des hommes à la terre.
Car, disent les deux artistes, « les chansons qui parlent de notre terre parlent forcément de nous ». Alors, ils ont puisé dans l’infini répertoire des auteurs, compositeurs, chansonniers, et en ont tissé une heure de spectacle, comme suspendue dans le temps. Nougaro, Bourvil, Trénet, Moustaki, Perret, Chedid, Cabrel, … et bien d’autres encore : les phrases d’auteur ont un petit air de déjà entendu, mais sorties de leur contexte et juxtaposées comme une évidence, elles gagnent une dimension nouvelle. « L’air que l’on respire est le même pour tous ! ». Les auditeurs sont invités à dire eux aussi cette phrase. Mais comment faire passer ce message, car se pourrait-il que tout le monde ne soit pas au courant de cette vérité, se demandent les acteurs ? Dans le public, chacun s’est vu remettre une fleur en papier de soie coloré par Claudia Pellarin. A l’intérieur, se dissimulent des proverbes glanés à travers le monde, concentrés de sagesse ancestrale, que chacun est invité à lire à haute voix. Déjà, il est l’heure de repartir. Mais pas les mains vides, car, ce moment « utilisé à réfléchir à ce à quoi on ne réfléchit jamais, à ce qui nous entoure, à la nature, à écouter pousser les fleurs » va peut-être faire germer des pensées et, qui sait, des actes.

MLE-Dernières Nouvelles D’alsace, Jeudi 31 Janvier 2008.


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