Autour de 2, rue Bulle

13 08 2011

 Au Taps Gare- Eté cour été jardin
« Où es-tu Doudou dis donc ? »

Le doudou n’est pas qu’un simple accessoire, c’est un passage obligé de l’enfance et trouver le bon n’est pas chose si aisée, même au « 2, rue Bulle », titre du spectacle présenté l’autre jour au Taps Gare.
C’est une ribambelle de bambins qui était au Taps Gare pour assister à la quête d’un doudou pour une future maman. Et mise en scène oblige, chacun se déchausse pour s’installer confortablement sur des coussins et des couvertures afin d’être au plus près du spectacle. Car le « 2 rue Bulle » est un monde étrange, magique, peuplé par deux individus qui confectionnent des doudous doux, et dans lequel on y parle plusieurs langues.
Adapté aux enfants d’environ deux ans, le spectacle de la compagnie Les yeux comme des hublots mise sur la découverte des sens. L’ouïe d’abord avec une cascade d’instruments déclinant toutes sortes de sons aux rythmiques simples et mélodieuses. En totale adéquation avec un public en plein apprentissage du langage, « 2 rue Bulle », exploite les mots courants de quelques langues étrangères comme l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’italien. Basé également sur les formes et les couleurs, le spectacle évite de s’enfermer dans une construction rhétorique trop dense.

Les alternances incessantes entre sons et théâtre gestuel parviennent à tenir en haleine un public pour lequel il s’agit quasiment d’un premier spectacle. Cerise sur le gâteau, la fin du spectacle donne l’occasion aux enfants de toucher les accessoires. Des doudous de toutes sortes que chacun malaxe voire serre contre soi.
Comme quoi le doudou n’en a pas fini avec son pouvoir de séduction.

L.T. © Dna, Samedi le 13 Aout 2011 Autour de 2, rue Bulle dans ° Liens

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Des rondes enfantines

Après un coquin « Ourlées de rouge » en mars dernier au Taps Scala réservé aux plus de 18 ans, la Cie Les yeux comme des hublots revient avec une nouvelle création, « 2 rue Bulle » pour les plus de 18 mois, présenté au PréO d’Oberhausbergen. S’y retrouvaient la même inventivité dans les costumes et les décors et la même intimité avec le public, même tout petit.

Doux comme une caresse et impressionnant techniquement, « 2, rue Bulle », amorcé en novembre dernier, s’est rôdé lors d’une résidence de 15 jours à l’Agence culturelle d’Alsace en mars. Les premières représentations ont eu lieu au musée Würth à Erstein tout récemment, avant le PréO, un relais maternel et une crèche cette semaine à Oberhausbergen.

D’une histoire simplissime – deux amis (Fabrice Kieffer et Claudia Pellarin-Raveau) jouant de tout et une maman enceinte (Nathalie Tuleff-Morel) cherchant le doudou idéal pour son futur bébé-, le spectacle parvient, en moins d’une heure, peu de mots, quelques chansons et beaucoup de tendresse, à embrayer sur le langage, le toi, le moi, les sensations, l’imitation, les émotions changeantes d’un visage.

Les robes virevoltent ou se dégrafent, les tissus se font cocons, les coeurs se déboutonnent dans une chorégraphie précise qu’accompagne Fabrice Kieffer à l’accordéon, sur un mini-piano accordé – fait rare – ou sur d’autres instruments aux sons étonnants (un blop, un udu, des tubes résonnants, un tuyau vibrant de machine à laver, etc.).

Qui regarde qui ?

Les petits spectateurs, installés au plus près de la scène, sont hypnotisés. Inversement, les comédiens semblent les écouter et adapter leur rythme à leurs réactions. L’échange se tisse ainsi jusqu’à la fin du spectacle. Là, les comédiens distribuent encore des coussinets à froisser ou secouer, proposent leurs instruments à l’essai, actionnent les pouèt-pouèt. Les enfants quittent le théâtre -pour certains, c’était une première fois — avec un grand sourire. Pari gagné.

J.B.
© Dna, Samedi le 21 Mai 2011


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