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22062017

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Les allumeuses - image de Méliès




Autour de « Songe aux costumes »

11072012

Article du 11/7/2012 EDITION DE MOLSHEIM / SCHIRMECK SECTEUR DE MOLSHEIM

Molsheim Hôpital de jour – Un rêve devenu réalité

Autour de songe-brumat-28-juin-6-300x147 brumath dans ° Liens
Le songe, ou quand William Shakespeare permet la rencontre entre les patients de l’hôpital de jour de Molsheim et les étudiantes du lycée Jean-Rostand de Strasbourg.

L’ATELIER THÉÂTRE de l’hôpital de jour de Molsheim vient de concrétiser un projet d’un an mené avec la comédienne et metteur en scène Claudia Pellarin-Raveau, de la compagnie Les Yeux comme des Hublots.

Le Songe, c’est le titre de la pièce — extraite du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare — qu’ils ont interprétée à la salle de conférence de l’établissement public de santé Alsace Nord (Epsan) à Brumath.
Ce projet, qui s’inscrit dans la convention Culture à l’hôpital, avait pour objectif de développer l’atelier théâtre mis en place depuis quelques années à Molsheim.

Costumes

Patients et soignants ont beaucoup répété leurs textes. Mais la réussite n’aurait pas été totale sans l’apport des élèves de la section CAP couture flou du lycée Jean-Rostand. Elles ont en effet réalisé l’ensemble des costumes, ce qui aura constitué pour elles le fil conducteur de l’année scolaire.
Plusieurs rencontres ont eu lieu entre les élèves et les patients : après une première phase d’explication de la pièce et des costumes nécessaires, les jeunes ont proposé leurs modèles. Plusieurs essayages auront ensuite été nécessaires pour que tout soit parfait le jour J.
La première représentation a eu lieu à Brumath, devant les patients de l’hôpital, les familles et amis des membres de l’atelier théâtre, mais aussi les membres de l’équipe de direction de l’Epsan et des représentants de l’établissement Jean-Rostand.
La pièce, comique et très rythmée, a enchanté le public qui a autant apprécié le jeu des comédiens que la beauté des costumes. Le lendemain, une seconde représentation a été donnée à Molsheim, avec le même succès que la veille.La convention signée le 4 mai 1999 entre les ministères chargés de la Culture et de la Santé marque une volonté commune de favoriser le développement d’activités culturelles et artistiques dans les hôpitaux. Elle fixe le cadre d’un dispositif décentralisé reposant sur un partenariat entre la Drac et les ARH sur un principe d’appel à projets.
Pour le Songe, la Drac d’Alsace ainsi que l’agence régionale de santé ont donné leur soutien, ce qui a permis l’intervention de l’artiste au sein de l’hôpital de jour tout au long de l’année.

 

 




Autour de Léda – Une histoire de femme

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Erstein Lectures Théâtralisées au musée Wùrth

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La compagnie «Les Yeux comme des Hublots» a présenté au musée Würth une lecture théâtralisée du premier épisode de Femmes/Frauen librement inspiré par les oeuvres d’Anselm Kiefer. Le public arrive, le hall du musée se remplit peu a peu et d’élégantes hôtesses d’accueil distribuent à l’envi quelques lettres signées Leda Burdy. Visiblement intrigués, les visiteurs lisent attentivement ce poème tragique qui égrène le compte à rebours qui précède la mort d’une femme.

Les violences faites aux femmes
Mais qui est Leda Burdy ? Quel est le responsable de cette déchéance ?
C’est ce
cheminement que raconte Magali Mougel dans Leda, Matériaux d’une devoration, première partie d’une série de poèmes dramatiques consacrés aux violences faites aux femmes, dont elle est l’auteure. Texte admirablement interprète par deux comédiennes de la Cie «Les yeux comme des Hublots», Claudia Pellarin-Raveau et
Muriel Brzeznicki.
Leda est hôtesse d’accueil
dans la société Egon Framm, elle est souriante, efficace, d’une courtoisie à toute
épreuve. Elle accueille par vocation. Plus vraies que nature guidant les spectateurs à travers les salles du musée, les deux comédiennes lisent, interprètent et théâtralisent le beau texte de Magali Mougel. Comme Leda elles sont élégantes, charmantes, jamais fatiguées. Elles sourient par devoir jusqu’à l’apparition d’Egon Framm qui sans ménagement signifie à sa collaboratrice qu’elle ne correspond plus aux exigences du marché. Leda est surprise puis anéantie, sa taille 42 devient problématique en face du 34, chiffre parfait que préconisent les nouvelles normes de l’entreprise.
Sanctionnée pour son apparence, Leda entreprend une série de régimes, se soumet à la chirurgie esthétique, alterne purges et liposuccion, se fait poser un anneau gastrique, raboter les côtes jusqu’à ce que son corps se décharne sous le coup de la
souffrance.
Alors sentant la fin approcher,
elle décide d’aller hanter le sommeil d’Egon Framm, lui faire conscience du  mal qu’il a
fait. Sans doute aura-t-il quelques remords ?
Ce n’est pas sûr, mais Leda, elle, avant de mourir, aura retrouvé un peu de sa dignité de femme.

La forêt d’Anselm Kiefer
Pour raconter la déchéance de Leda Burdy, Magali Mougel a été inspirée par les tryptiques de forêt d’Anselm Kiefer. «Ce fut un plaisir de travailler avec ces oeuvres incroyables, dit-elle. On peut s’y intégrer, traverser comme Leda cette Forêt-Noire, prélude à son agonie» Le spectacle a été chaleureusement applaudi, les spectateurs ont eu un peu de mal à quitter la salle. Cette lecture a interpellé tout un chacun car il pose le problème de violences économiques qui touchent tout le monde mais les femmes plus durement encore.

L.A. – Dna 24 septembre 2011




Autour de 2, rue Bulle

13082011

 Au Taps Gare- Eté cour été jardin
« Où es-tu Doudou dis donc ? »

Le doudou n’est pas qu’un simple accessoire, c’est un passage obligé de l’enfance et trouver le bon n’est pas chose si aisée, même au « 2, rue Bulle », titre du spectacle présenté l’autre jour au Taps Gare.
C’est une ribambelle de bambins qui était au Taps Gare pour assister à la quête d’un doudou pour une future maman. Et mise en scène oblige, chacun se déchausse pour s’installer confortablement sur des coussins et des couvertures afin d’être au plus près du spectacle. Car le « 2 rue Bulle » est un monde étrange, magique, peuplé par deux individus qui confectionnent des doudous doux, et dans lequel on y parle plusieurs langues.
Adapté aux enfants d’environ deux ans, le spectacle de la compagnie Les yeux comme des hublots mise sur la découverte des sens. L’ouïe d’abord avec une cascade d’instruments déclinant toutes sortes de sons aux rythmiques simples et mélodieuses. En totale adéquation avec un public en plein apprentissage du langage, « 2 rue Bulle », exploite les mots courants de quelques langues étrangères comme l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’italien. Basé également sur les formes et les couleurs, le spectacle évite de s’enfermer dans une construction rhétorique trop dense.

Les alternances incessantes entre sons et théâtre gestuel parviennent à tenir en haleine un public pour lequel il s’agit quasiment d’un premier spectacle. Cerise sur le gâteau, la fin du spectacle donne l’occasion aux enfants de toucher les accessoires. Des doudous de toutes sortes que chacun malaxe voire serre contre soi.
Comme quoi le doudou n’en a pas fini avec son pouvoir de séduction.

L.T. © Dna, Samedi le 13 Aout 2011 Autour de 2, rue Bulle dans ° Liens

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Des rondes enfantines

Après un coquin « Ourlées de rouge » en mars dernier au Taps Scala réservé aux plus de 18 ans, la Cie Les yeux comme des hublots revient avec une nouvelle création, « 2 rue Bulle » pour les plus de 18 mois, présenté au PréO d’Oberhausbergen. S’y retrouvaient la même inventivité dans les costumes et les décors et la même intimité avec le public, même tout petit.

Doux comme une caresse et impressionnant techniquement, « 2, rue Bulle », amorcé en novembre dernier, s’est rôdé lors d’une résidence de 15 jours à l’Agence culturelle d’Alsace en mars. Les premières représentations ont eu lieu au musée Würth à Erstein tout récemment, avant le PréO, un relais maternel et une crèche cette semaine à Oberhausbergen.

D’une histoire simplissime – deux amis (Fabrice Kieffer et Claudia Pellarin-Raveau) jouant de tout et une maman enceinte (Nathalie Tuleff-Morel) cherchant le doudou idéal pour son futur bébé-, le spectacle parvient, en moins d’une heure, peu de mots, quelques chansons et beaucoup de tendresse, à embrayer sur le langage, le toi, le moi, les sensations, l’imitation, les émotions changeantes d’un visage.

Les robes virevoltent ou se dégrafent, les tissus se font cocons, les coeurs se déboutonnent dans une chorégraphie précise qu’accompagne Fabrice Kieffer à l’accordéon, sur un mini-piano accordé – fait rare – ou sur d’autres instruments aux sons étonnants (un blop, un udu, des tubes résonnants, un tuyau vibrant de machine à laver, etc.).

Qui regarde qui ?

Les petits spectateurs, installés au plus près de la scène, sont hypnotisés. Inversement, les comédiens semblent les écouter et adapter leur rythme à leurs réactions. L’échange se tisse ainsi jusqu’à la fin du spectacle. Là, les comédiens distribuent encore des coussinets à froisser ou secouer, proposent leurs instruments à l’essai, actionnent les pouèt-pouèt. Les enfants quittent le théâtre -pour certains, c’était une première fois — avec un grand sourire. Pari gagné.

J.B.
© Dna, Samedi le 21 Mai 2011




Autour de La Biodiversité gazouille !

9042011

Lecture Poétique, dynamique et gaie,
avec
des chansons à dire et de saynètes de théâtre.
(article suite à la lecture réalisée à l’annexe de la Bibliothèque départementale à Sarre-Union,
le vendredi 11 juin 2010,dans le cadre du Festival des Granges)

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Déclaration d’amour à la planète

Depuis que l’hypothèse d’un changement climatique a été admise, les initiatives ne manquent pas pour militer en faveur du respect de la planète, de ses paysages et habitants. Le Festival des paysages était entièrement consacré à cette cause cette année.
Une lectur
e poétique, intitulée La Biodiversité gazouille, a eu lieu vendredi soir dans le jardin de la bibliothèque municipale de Sarre-Union.
Bien plus qu’une lecture, c’est un véritable spectacle qu’a offert la compagnie Les Yeux comme des hublots. Les rires soutenus et applaudissements nourris d’une trentaine de spectateurs, sans oublier les commentaires enthousiastes qui ont suivi la représentation, donnent à penser que le spectacle a plu ; mais aussi, et surtout, que le message est passé. Décryptage de la recette : un savant mélange de théâtre, musique et chant relevé par une touche d’humour très efficace. Quant au fond, la reprise des textes de plus de quinze chansons : de La Mer (Charles Trénet) à L’Hymne de nos campagnes (Tryo) en passant par T’as beau pas être beau (Louis Chedid).

La beauté de la nature et de la vie
La compilation de ces textes délivre un message très efficace
sur la beauté de la nature et de la vie, ainsi que la nécessité de préserver notre environnement.
Des textes appuyés par trois saynètes : L’Enfumée, de Maxime Lombard, histoire très drôle de la vie de l’abeille Maria, désireuse de faire correctement son travail, mais handicapée car mutante ; Réflexions d’un hanneton et d’une libellule sur la liberté d’aimer, de Jean-Marie Rouart, qui délivre un message de tolérance à propos de l’amour impossible ; Casting, de Florian Zeller, à propos d’un éléphant qui décide de participer à un casting réservé aux insectes parce qu’il se sent moustique au plus profond de lui-même.

Le résultat ? Intéressant. L’approche tout public des comédiens a permis aux grands comme aux plus petits de beaucoup apprécier le spectacle, structuré autour de différents niveaux de compréhension.

Deux acteurs talentueux
Un véritable tour de force, qui tient essentiellement au formidable talent des deux acteurs. Stéphan Burel et Claudia Pellarin-Raveau expliquent avoir créé ce spectacle il y a plus d’un an, « parce que le message qu’il délivre nous tient vraiment à coeur. Pour ce soir, nous avons ajouté des saynètes pour nous adapter à l’espace et au public. Le jardin de la bibliothèque se prête d’ailleurs parfaitement au message que nous voulons véhiculer. Au départ, il ne s’agit que d’une lecture, mais nous avons beaucoup travaillé la mise en scène pour en faire quelque chose de vivant. Nous espérons contribuer ainsi, à notre échelle, à la sauvegarde de notre planète ». Qu’on se rassure et que le Festival des paysages se félicite : la mission est accomplie.

M.K. © Dernières Nouvelles D’alsace, Mardi 15 Juin 2010

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Parfum de Biodiversité : La terre, les poètes et nous

A la médiathèque l’autre soir, la compagnie « les yeux comme des hublots » invitait à un intermède poétique sur un thème vieux comme le monde et plus que jamais d’actualité : la planète et nous.

Dans la toute nouvelle médiathèque, la salle de la Décapole semble faite pour ce genre de représentation : pas trop grande, ni trop haute sous plafond, sobre et claire, elle distille une atmosphère intimiste grâce à une insonorisation parfaite. Juste ce qu’il fallait pour le spectacle préparé vendredi soir par Claudia Pellarin et Stephan Burel. L’équipe d’animation de la médiathèque avait installé les sièges en arc de cercle, beaucoup plus que n’en ont finalement occupés les spectateurs, petits et grands. Dommage, car les deux comédiens ont su emmener leur public dans une promenade à la fois réaliste et poétique, légère et profonde, sur le rapport des hommes à la terre.
Car, disent les deux artistes, « les chansons qui parlent de notre terre parlent forcément de nous ». Alors, ils ont puisé dans l’infini répertoire des auteurs, compositeurs, chansonniers, et en ont tissé une heure de spectacle, comme suspendue dans le temps. Nougaro, Bourvil, Trénet, Moustaki, Perret, Chedid, Cabrel, … et bien d’autres encore : les phrases d’auteur ont un petit air de déjà entendu, mais sorties de leur contexte et juxtaposées comme une évidence, elles gagnent une dimension nouvelle. « L’air que l’on respire est le même pour tous ! ». Les auditeurs sont invités à dire eux aussi cette phrase. Mais comment faire passer ce message, car se pourrait-il que tout le monde ne soit pas au courant de cette vérité, se demandent les acteurs ? Dans le public, chacun s’est vu remettre une fleur en papier de soie coloré par Claudia Pellarin. A l’intérieur, se dissimulent des proverbes glanés à travers le monde, concentrés de sagesse ancestrale, que chacun est invité à lire à haute voix. Déjà, il est l’heure de repartir. Mais pas les mains vides, car, ce moment « utilisé à réfléchir à ce à quoi on ne réfléchit jamais, à ce qui nous entoure, à la nature, à écouter pousser les fleurs » va peut-être faire germer des pensées et, qui sait, des actes.

MLE-Dernières Nouvelles D’alsace, Jeudi 31 Janvier 2008.







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